Démonter les éléments de langage des euro béats
26/09/2011 10:37 par dlr14ème_62
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Démonter les éléments de langage des euro béats
26/09/2011 10:37 par dlr14ème_62
La crise actuelle de la zone euro est l’occasion d’une guerre sémantique féroce entre les euro béats et les alter européens (notez le choix des qualificatifs, plus flatteur qu’un duel entre européens et eurosceptiques). Petit dictionnaire des expressions à relativiser.
« L’euro nous a protégé » : tous les partisans de la monnaie unique affirment qu’elle nous aurait protégé dans la crise. Il faut dire qu’en cas de difficulté, on se dit instinctivement qu’il vaut mieux être plusieurs que seul. Pourtant, la réalité démonte ce mythe. D’abord, la crise a été aussi forte dans la zone euro qu’aux Etats-Unis alors qu’elle venait d’outre-Atlantique. Si nous avions été protégés, la récession aurait été moins forte. En outre, les pays hors de la zone euro s’en sont plutôt mieux tirés.
« L’euro fort » : l’adjectif « fort » est habile car il donne une connotation positive à la cherté de l’euro, qui n’est que le prolongement de la politique de franc fort menée par Jean-Claude Trichet il y a vingt ans. Pourtant, une monnaie chère est une calamité pour nos exportateurs qui se font tailler des croupières par les pays à monnaie bon marché. Systématiquement remplacer par « euro cher ».
« Ce n’est pas une crise de l’euro ou de la zone euro, mais une crise de la dette » : c’est ce que nous affirme sans rire le commandant en chef des euro béats, Jean-Claude Trichet : ce serait une crise des Etats qui auraient trop dépensé. Passons sur le fait que les attaques contre l’Espagne paraissent alors bien paradoxales étant donné que Madrid a une dette nettement plus basse que celle de l’Allemagne ou de la zone euro dans son ensemble. Mais surtout, la crise actuelle frappe surtout les Etats de la zone euro et absolument pas les pays qui ont l’intelligence de ne pas la rejoindre. Ceci est donc bien une crise de l’euro et de la zone euro, totalement ingérable.
« Il faut aider la Grèce » les différents plans négociés au printemps 2010 et cet été sont justifiés par la notion très noble d’aide et de « solidarité » entre les pays européens. C’est assez habile car cela donne une dimension positive à ces plans dont le coût astronomique est de moins en moins accepté par les populations puisque deux tiers des Français et des Allemands s’y opposent désormais. Pourtant, ces plans d’aide ne sont en aucun cas des plans d’aide aux pays, mais bien aux créanciers de ces pays, qui subiraient un terrible défaut si la zone euro n’ouvrait pas son portefeuille. D’ailleurs, petit à petit, cette idée commence à passer dans les médias. En outre, les manifestations dans les rues d’Athènes, les baisses de 30% des salaires des fonctionnaires et les différents aspects des plans d’austérité mettent du plomb dans l’aile d’une telle interprétation. Parler de « plan d’aide aux créanciers ».
« L’égoïsme de l’Allemagne » : c’est un moyen habile de présenter l’opposition aux plans d’aide aux créanciers de la Grèce. Les euro béats dénoncent l’égoïsme de toute personne qui critique ces plans de soutien. Mais outre le fait que cette aide est en réalité destinée aux créanciers privés, l’égoïsme a bon dos. L’Allemagne a pourtant fourni une garantie de plus de 200 milliards d’euros pour le FESF, l’équivalent de 8% de son PIB ! Pire, tout le monde sait que ces dettes ne seront pas remboursées…
« Les euro obligations règleraient tous nos problèmes » : malgré une situation complexe et délicate, les euro béats répètent à satiété que les euro obligations permettraient de régler tous nos problèmes. Pourtant, ce dispositif présente deux carences rédhibitoires. Tout d’abord, il est totalement irréaliste de croire que les Allemands les accepteront, comme le montre le jugement de la Cour de Karlsruhe. Et surtout, le mécanisme imaginé par l’institut Bruegel ne fonctionnerait pas.
« La sortie de l’euro provoquerait une catastrophe économique » : c’est la dernière ligne de défense des euro béats. Annoncer l’apocalypse en cas de sortie de la monnaie unique. La banque UBS vient d’annoncer que le PIB de la Grèce baisserait de 50% et que le coût annuel serait de 15% par an. Ceci est totalement absurde. Le cas de l’Argentine, très comparable, démontre que, si la sortie ne serait pas une partie de plaisir, elle permettrait sans aucun doute un fort rebond de l’activité économique. En outre, la catastrophe, c’est plutôt le maintien de l’euro, et la baisse de 15% du PIB grec en 4 ans.
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
The Economist soutient l’euro
26/09/2011 10:33 par dlr14ème_62
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The Economist soutient l’euro
26/09/2011 10:33 par dlr14ème_62
Alors que les euro-béats continuent à agiter le spectre d’un complot anglo-saxon contre la monnaie unique européenne, au mépris du soutien maintes fois répété de Barack Obama, The Economist, l’hebdomadaire de référence des élites anglo-saxonnes propose son plan pour sauver l’euro.
Un soutien continu mais surprenant
Le journal britannique a un rapport compliqué avec l’euro. D’un côté, il n’aime pas vraiment la bureaucratie bruxelloise et ses aspects antidémocratiques. Mais de l’autre, il reconnaît que cette Europe a puissamment soutenu la libéralisation des marchés, du commerce, de la circulation des biens, des personnes et des capitaux. Et à la base, le journal n’était guère partisan de cette construction un peu bancale, la zone euro n’étant pas une Zone Monétaire Optimale.
Du coup, The Economist est tiraillé entre la volonté de préserver une construction européenne dont il reconnaît qu’elle va dans son sens, économiquement parlant et les problèmes démocratiques qu’elle pose. Le journal n’est naturellement pas partisan d’un budget fédéral qui serait contrôlé par Bruxelles. Il refuse les euro obligations, trop compliquées à mettre en place et refusées par l’Allemagne. Mais il veut sauver l’euro pour éviter l’effondrement du système financier.
Du coup, la solution envisagée par The Economist est assez simple : que la BCE décide d’annoncer qu’elle achètera de manière inconditionnelle et illimitée les obligations des pays en difficulté mais toujours solvables et véritablement restructurer la dette grecque, qui ne sera pas remboursée en l’état. Ceci imposerait une recapitalisation des banques, comme le propose le FMI depuis quelques semaines. L’intervention illimitée de la BCE devrait mettre fin à la spéculation et stabiliser la situation.
Un plan bancal pour sauver une construction bancale
The Economist dit beaucoup de choses sensées dans son analyse. Dès le début des difficultés de la Grèce, comme NDA ou votre serviteur, le journal a souligné qu’une vraie restructuration de la dette grecque serait nécessaire. Et preuve en est que la petite restructuration du 21 juillet semble déjà caduque aujourd’hui. L’hebdomadaire britannique critique également les euro obligations ainsi que l’aspect particulièrement antidémocratique de la construction européenne.
Mais si la monétisation est une bonne solution, facile à mettre en place dans le cadre national, on peut questionner sa pertinence dans le cadre européen. En effet, tout d’abord, il est extrêmement improbable que l’Allemagne accepte une telle pratique, comme l’illustrent les démissions de dirigeants allemands de la BCE et la décision de la Cour de Karlsruhe. Ensuite, cela pose le problème des conséquences : cela ne risque-t-il pas de pousser à un certain laxisme ?
C’est pourquoi l’hebdomadaire évoque alors la possibilité qu’un commissaire puisse censurer les dépenses excessives d’un Etat ou que la Cour de Justice joue ce rôle. Mais cela imposerait des révisions compliquées des traités et cela pose d’immenses questions sur le fonctionnement de nos démocraties, qui se retrouveraient contraintes de céder leur souveraineté budgétaire à des technocrates irresponsables et apatrides dont on peut très fortement contester le jugement…
En fait, si The Economist veut sauver l’euro, c’est pour le marché commun et la libéralisation des échanges de biens, personnes et capitaux. Si Paris vaut bien une messe, le libéralisme semble bien valoir une tutelle technocratique sur les budgets, surtout vu de Londres, qui n’y serait pas soumise.
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
Vu ce week end
26/09/2011 10:19 par dlr14ème_62
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Vu ce week end
26/09/2011 10:19 par dlr14ème_62
A Hénin Beaumont, où rien décidément ne se passe comme ailleurs, nous avons vu lors du grand marché aux puces, 2 stands du Parti Socialiste. Il fut une époque pas si lointaine, où le PS n’existait plus sur la ville. Il était aux abonnés absents. Il y a une époque encore plus lointaine, où un seul stand lui suffisait. Et encore plus ancien, pour ne pas dire antédiluvien, où le PS n'avait pas besoin de stand pour convaincre. L'absence du PS ces dernières annèes était peut être la formule expiatoire pour se faire pardonner un soutien plus qu’appuyé à l’ancien maire. N’oublions pas que les Liennemann, Hollande, Percheron, Kucheda, Facon et autre Génisson n’ont jamais caché leur appui à notre antique édile quant à ses choix de gouvernance pour Hénin Beaumont. Après ce vide sidéral, où les pauvres mais sincères militants PS se sentirent plus qu’abandonnés, voilà qu’arrive une ère nouvelle : celle du trop- plein. 2 stands, 2 mouvances… Oh PS combien de division ? Comment voulez-vous après que ce parti puisse ensuite être crédible en appelant à un rassemblement républicain alors qu’il est lui-même incapable de s’unir à l’échelon local ? Encore du pain bénit pour le FN qui, en retrait et avec une certaine délectation, compte les coups bas entre « camarades », un mot hélas bien galvaudé au PS62.
Vu ce week end
26/09/2011 10:16 par dlr14ème_62
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Vu ce week end
26/09/2011 10:16 par dlr14ème_62
A Hénin Beaumont, où rien décidément ne se passe comme ailleurs, nous avons vu lors du grand marché aux puces, 2 stands du Parti Socialiste. Il fut une époque pas si lointaine, où le PS n’existait plus sur la ville. Il était aux abonnés absents. Il y a une époque encore plus lointaine, où un seul stand lui suffisait. Et encore plus ancien, pour ne pas dire antédiluvien, où le PS n'avait pas besoin de stand pour convaincre. L'absence du PS ces dernières annèes était peut être la formule expiatoire pour se faire pardonner un soutien plus qu’appuyé à l’ancien maire. N’oublions pas que les Liennemann, Hollande, Percheron, Kucheda, Facon et autre Génisson n’ont jamais caché leur appui à notre antique édile quant à ses choix de gouvernance pour Hénin Beaumont. Après ce vide sidéral, où les pauvres mais sincères militants PS se sentirent plus qu’abandonnés, voilà qu’arrive une ère nouvelle : celle du trop- plein. 2 stands, 2 mouvances… Oh PS combien de division ? Comment voulez-vous après que ce parti puisse ensuite être crédible en appelant à un rassemblement républicain alors qu’il est lui-même incapable de s’unir à l’échelon local ? Encore du pain bénit pour le FN qui, en retrait et avec une certaine délectation, compte les coups bas entre « camarades », un mot hélas bien galvaudé au PS62.
Une giffle pour l'UMP
26/09/2011 09:18 par dlr14ème_62
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Une giffle pour l'UMP
26/09/2011 09:18 par dlr14ème_62
Nicolas Dupont-Aignan évoque une «gifle». Pour le président de Debout La République, «c'est une véritable gifle que les grands électeurs ont envoyée à ceux qui ont écorné la solidarité territoriale, principe fondamental de notre République. La réforme territoriale votée par le Parlement en novembre dernier n'aurait jamais dû passer le vote du Sénat».
Semaine cruciale pour la Grèce et la zone euro
26/09/2011 08:57 par dlr14ème_62
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Semaine cruciale pour la Grèce et la zone euro
26/09/2011 08:57 par dlr14ème_62
La zone euro s'apprête à vivre une semaine cruciale, avec le retour de la troïka dans une Grèce au bord de la cessation de paiement, et le vote prévu du Parlement allemand sur l'élargissement du Fonds de soutien européen, des événements attendus sur des marchés paniqués.
Après un séjour avorté début septembre face aux atermoiements grecs, les bailleurs de fonds du pays (Commission et Banque centrale européennes, Fonds monétaire international) doivent revenir cette semaine à Athènes pour réaliser un audit fiscal, afin de déterminer si le pays peut encore échapper au défaut de paiement.
L'enjeu en est le déblocage en octobre - vital pour la Grèce - de la sixième tranche de huit milliards d'euros du prêt consenti en mai 2010 par la zone euro et le FMI.
Critiqués par les Etats-Unis et le FMI et mis sous pression par les marchés financiers pour agir plus vite ou différemment pour résoudre la crise de la dette publique, les dirigeants de la zone euro vont devoir faire preuve d'unité cette semaine, alors que les incertitudes diverses et les discours discordants ont fait chuter l'euro face au dollar.
Dans une déclaration commune faite samedi, à l'issue d'une réunion à Washington, les pays de la zone euro se sont engagés devant les Etats membres du FMI à faire "tout le nécessaire"et "assurer la stabilité financière de cette zone dans son ensemble".
 Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn s'exprime le 24 septembre 2011 à Washington © AFP Brendan Smialowski |
"Cela comprend de mettre en oeuvre la décision des dirigeants de la zone euro le 21 juillet pour accroître la flexibilité du Fonds européen de stabilité financière, de maximiser sa force de frappe et d'améliorer la gestion de crise et la gouvernance de la zone euro", ont-ils indiqué.
Dimanche le ministre français des Affaires européennes, Jean Leonetti, s'est voulu optimiste assurant que "la Grèce va éviter la faillite parce que c'est l'intérêt de l'Etat grec, du peuple grec et c'est l'intérêt de nous tous"."Si la Grèce demain faisait faillite, ça nous coûterait plus cher que si elle ne faisait pas faillite", a-t-il ajouté à Radio France internationale.
Les chefs d'Etat et de gouvernement ont trouvé en juillet un accord pour aider davantage la Grèce et étendre le champ d'intervention du fonds de secours de la zone (FESF), notamment en le dotant d'un instrument lui permettant de racheter sur le marché de la dette d'Etats en difficulté.
Cet accord est en cours de ratification par les 17 Parlements nationaux de la zone, un processus qui devrait être achevé à la mi-octobre. Le vote particulièrement attendu des députés allemands, dont le pays est le plus gros contributeur aux plans d'aide européens, est prévu jeudi.
Selon toute vraisemblance le projet de loi sera adopté à une large majorité par le Bundestag, puisque l'opposition parlementaire social-démocrate et écologiste a l'intention de voter en sa faveur.
Mais au sein de la majorité parlementaire (conservateurs et libéraux) de la chancelière Angela Merkel, en pleine déroute électorale, de nombreux députés critiquent cette réforme du FESF, s'appuyant sur des réticences de l'opinion publique allemande à payer pour les "mauvais élèves" de la zone euro.
Malgré cela, à Washington, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, s'est dit ouvert à ce que le fonds de secours financier permanent de la zone euro (le MES) entre en vigueur plus tôt que prévu, c'est-à-dire avant mi-2013.
"Le plus tôt sera le mieux", a-t-il affirmé, disant vouloir "une solution permanente, dès que possible".
Avant le vote du Bundestag, le Premier ministre grec Georges Papandréou rencontrera Mme Merkel au cours d'un dîner à Berlin mardi.
Egalement présent à Washington ce week-end, le ministre grec des Finances Evangelos Venizelos a présenté au FMI de nouvelles mesures d'austérité destinées à rassurer les bailleurs du pays et à permettre le déblocage de la sixième tranche.
Pour s'assurer du retour à Athènes des experts de la troïka pour terminer leur audit, le gouvernement grec a imposé une réforme très controversée de la taxe foncière, de nouvelles réductions des pensions de retraite et le licenciement provisoire de 30.000 fonctionnaires.
"En faisant toute une série de réunions, nous faisons des efforts pour stabiliser la situation", a assuré M. Venizelos après une rencontre avec son homologue allemand.
De nouvelles grèves sont prévues en Grève la semaine prochaine avant une grève générale le 19 octobre.
Source boursorama du 25/09/2011
http://www.leuroleptique.com/article-semaine-cruciale-pour-la-grece-et-la-zone-euro-85159891.html
Désarroi dans les forces de sécurité publique
23/09/2011 08:21 par dlr14ème_62
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Désarroi dans les forces de sécurité publique
23/09/2011 08:21 par dlr14ème_62
On a appris hier que les forces de police ont perdu quatre de leurs membres, victimes de suicide. Fait rare en soi, la concomitance de ces actes désespérés en une même journée, endeuille profondément toute une profession pas comme les autres, qui donne beaucoup mais reçoit de moins en moins.
Bien sûr, afin d’en minimiser la portée, la hiérarchie s’est empressée de porter ces suicides, sans lien entre eux, sur le compte de situations personnelles difficiles. L’enquête dira, néanmoins, ce qu’il faut en penser. En attendant, ces événements dramatiques ne peuvent que jeter une ombre supplémentaire sur le profond désarroi que vivent les policiers et gendarmes dans notre pays.
Les données de la problématique sont connues : de moins en moins de moyens pour cause de pingrerie budgétaire et, en contrepoint, une priorisation démagogique des missions, mettant l’accent sur de « belles » statistiques d’élucidation - ce qui pousse à la répression d’infractions mineures du code de la route au détriment des investigations plus lourdes - et une politique d’amende soutenue que certains automobilistes en colère assimilent à du racket.
Le résultat de cette politique scandaleuse ne s’est pas fait attendre : aux 10 000 postes de policiers et gendarmes supprimés depuis 5 ans a répondu une forte augmentation des atteintes aux personnes et des cambriolages, tandis qu’une exaspération parfaitement légitime poussait les agents à des mouvements de grogne, voire des grèves, d’ampleur inédite.
Disons-le tout net : les belles promesses du candidat Sarkozy s’appuyant sur un bilan très exagéré de son passage au ministère de l’Intérieur, sont très loin d’être au rendez-vous cinq ans plus tard. Encore une fois, ce sont les moyens de ce service public régalien qui auront été karchérisés plutôt que les caïds.
Les Français sont tout à fait conscients de ce manquement, de cette faute, aux conséquences très lourdes, qu’ils sont prêts à faire payer comptant, l’année prochaine, au principal intéressé.
Mais sait-on que l’ensemble des économies annuelles réalisées par cette fameuse Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), qui consiste à tailler à la hache et à l’aveugle dans les effectifs de la fonction publique d’Etat, représente à peine… 500 millions d’euros !
C’est trente fois moins que la somme jetée par la fenêtre par le Parlement (15 milliards d’euros) début septembre pour soutenir le maillon faible de l’eurozone, la Grèce ! En une nuit, alors même que ces 15 milliards vont partir en fumée dès que l’Etat grec fera défaut (ce que tout le monde prédit), nos élites ont décidé de saigner un peu plus les Français en levant sur un claquement de doigts 15 milliards d’euros pour les banques en Grèce assortis… de 12 milliards d’euros de prélèvements supplémentaires (et oui, il faut bien jouer à la « règle d’or », qui en l’espèce ressemble bien plus à une règle d’airain).
Le sauvetage impossible de l’euro à coup de milliards qui n’existent plus et vont alourdir, in fine, la dette publique française, constitue un fardeau suicidaire qui se paye en contrepartie sur le dos de nos services publics, dénudés les uns après les autres par un pouvoir dogmatique et insensible à la souffrance de nos concitoyens.
Tout se tient : si la sortie de l’euro ne fera pas disparaître d’un coup de baguette magique tous nos problèmes, elle est à coup sûr le préalable indispensable à la résolution de beaucoup d’entre eux.
C’est ce message que je veux porter, au côté de tous les serviteurs de l’Etat qui croient encore au service du bien commun, durant les prochains mois de la campagne présidentielle.
Nicolas Dupont Aignan
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/D%C3%A9sarroi-dans-les-forces-de-s%C3%A9curit%C3%A9-publique
Nicolas Dupont Aignan dans le Jura
23/09/2011 08:09 par dlr14ème_62
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Nicolas Dupont Aignan dans le Jura
23/09/2011 08:09 par dlr14ème_62
Nicolas Dupont-Aignan sera en déplacement dans le Jura le 7 octobre.
Il en profitera pour rencontrer les adhérents et sympathisants du département.
Nouveau coup de panique sur les bourses
23/09/2011 08:06 par dlr14ème_62
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Nouveau coup de panique sur les bourses
23/09/2011 08:06 par dlr14ème_62
Hier, les marchés financiers ont de nouveau sombré puisque le CAC 40 a clôturé pour la première fois depuis deux ans et demi sous les 2800 points. Les montagnes russes continuent malgré les annonces de la Fed et la rumeur d’une baisse des taux de la BCE.
Tempête sur les marchés
Depuis près de trois mois, la sinistrose règne sur les marchés financiers. Songez que le CAC 40 croisait au-delà de 4000 points le 1er juillet. La baisse est donc de 30% en moins de trois mois, un véritable krach. Les valeurs financières sont littéralement massacrées avec des baisses pouvant atteindre 60% sur la même période. La moindre mauvaise nouvelle (dégradation des notes de trois banques étasuniennes) provoquant instantanément un effondrement des cours.
Pourtant, jeudi matin, les bourses n’étaient pas totalement à court de bonnes nouvelles. La Fed vient d’annoncer un nouveau plan de plus de 400 milliards de dollars de ventes de titres à court terme contre des rachats de titres à long terme, de manière à maintenir les taux longs le plus bas possible et faciliter le financement des ménages et des entreprises. Mieux, après ses hausses de taux imbéciles du printemps dernier, la BCE pourrait revenir à la baisse début octobre.
Malgré tout, les marchés se sont effondrés, effrayés par les annonces de besoin de recapitalisation des banques, avancés par le FMI. Qui plus est, la crainte d’une rechute de l’économie pèse lourdement sur les cours. Si on est optimiste, on peut souligner que le marché semble rencontrer des seuils de résistance forts sous les 3000 points (nous ne sommes plus très loin des plus bas de début 2009). Les pessimistes noteront le maintien d’une tendance à la baisse.
Les esprits animaux
A titre personnel, j’ai l’impression que le niveau extrêmement bas des actions (alors que les bénéfices des grandes entreprises ont fortement rebondi, y compris au 1er semestre) fait qu’aujourd’hui, les cours trop bas pour baisser vraiment davantage. Même si les incertitudes économiques sont colossales, pour l’instant la marche des entreprises n’est pas trop affectée. C’est sans doute cela qui explique les fréquents rebonds des cours, les financiers y voyant des occasions d’achat à bon compte.
Mais à chaque fois, le même scénario prévaut : le marché finit par retomber lourdement, généralement toujours un peu plus bas. Le niveau des cours laisse songeur quand on pense que début 2001, le CAC 40 était au-delà de 6000 points, avec des profits pourtant bien moindres qu’aujourd’hui. Il faut dire que les incertitudes qui pèsent sur l’avenir de l’euro justifient la nervosité des marchés. Les marchés ne font que constater que cette construction monétaire est complètement bancale.
Malheureusement, un phénomène plus pervers est à l’œuvre et qui justifie lui aussi la baisse des bourses : leur caractère auto réalisateur. Il suffit que les marchés prennent peur pour que les cours des actions baissent. Cette chute peut alors provoquer une contraction du crédit et une baisse des achats des ménages et des entreprises, anticipant une baisse de l’activité, qui finit alors par se réaliser, justifiant alors le pessimisme des acteurs financiers !
Difficile de prévoir ce qui va se passer dans les prochains mois. Une seule chose est sûre : il n’y aura pas de vraie reprise. Au mieux, nous aurons une très faible croissance, encore le plus probable. Au pire, une rechute sévère de l’économie, dont la probabilité grandit avec les états d’âme des marchés.
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
Photo : http://www.liberation.fr/economie/01012353929-la-bourse-de-paris-profite-de-l-embellie-du-secteur-bancaire:
On va droit au “génocide financier”
23/09/2011 07:43 par dlr14ème_62
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On va droit au “génocide financier”
23/09/2011 07:43 par dlr14ème_62
Revue de presse PressEurope du 22 septembre 2011
Thessalonique, le 16 septembre. Un homme tente de s'immoler par le feu pour protester contre le gouvernement, les banques et les partis politiques.
AFP
Ainsi les Grecs “refusent d’économiser” ? Un juriste de Vienne, qui a un pied-à-terre à Athènes, les a observés au quotidien. Sa conclusion : ils économisent à en crever.
On ne peut rester sans réagir aux diverses déclarations des plus hauts responsables de toute l’Europe, certaines frisant l’imbécillité, au sujet de ces "fainéants" de Grecs qui "refusent d’économiser".
Depuis 16 mois, je dispose d’une résidence secondaire à Athènes, et j’ai vécu cette situation dramatique sur place. On se plaint que les plans d’économie ne fonctionnent pas parce que les revenus fiscaux chutent. On remet en question la volonté des Grecs d’économiser. Quelle surprise ! Voici quelques faits :
- Réductions des salaires et des retraites jusqu’à 30 %.
- Baisse du salaire minimum à 600 euros.
- Hausse des prix dramatique (fioul domestique + 100 % ; essence + 100 %, électricité, chauffage, gaz, transports publics + 50 %) au cours des 15 derniers mois.
Le renflouement de l'UE repart à 97% vers l'Union
- Un tiers des 165 000 entreprises commerciales ont fermé leurs portes, un tiers n’est plus en mesure de payer les salaires. Partout à Athènes, on peut voir ces panneaux jaunes avec le mot "Enoikiazetai" en lettres rouges – "A louer".
- Dans cette atmosphère de misère, la consommation (l’économie grecque a toujours été fortement axée sur la consommation) a plongée de manière catastrophique. Les couples à double salaire (dont le revenu familial représentait jusqu’alors 4 000 euros) n’ont soudain plus que deux fois 400 euros d’allocations chômage, qui ne commencent à être versées qu’avec des mois de retard.
- Les employés de l’Etat ou d’entreprises proches de l’Etat, comme Olympic Airlines ou les hôpitaux, ne sont plus payés depuis des mois et le versement de leur traitement est repoussé à octobre ou à "l’année prochaine". C’est le ministère de la Culture qui détient le record. De nombreux employés qui travaillaient sur l’Acropole ne sont plus payés depuis 22 mois. Quand ils ont occupé l’Acropole pour manifestation (pacifiquement !), ils en ont rapidement eu pour leur argent, à coups de gaz lacrymogène.
- Tout le monde s’accorde à dire que les milliards des tranches du renflouement de l’UE repartent à 97 % directement vers l’Union, vers les banques, pour éponger la dette et les nouveaux taux d’intérêt. Ainsi le problème est-il discrètement rejeté sur les contribuables européens. Jusqu’au crash, les banques encaissent encore des intérêts copieux, et les créances sont à la charge des contribuables. Il n’y a donc pas (encore ?) d’argent pour les réformes structurelles.
- Des milliers et des milliers d’auto-entrepreneurs, chauffeurs de taxis et de poids lourds, ont dû débourser des milliers d’euros pour leur licence, et ont pris des crédits à cet effet, mais ils se voient aujourd’hui confrontés à une libéralisation qui fait que les nouveaux venus sur le marché n’ont presque rien à payer, tandis que ceux qui sont présents depuis plus longtemps sont grevés par leurs énormes crédits, qu’ils doivent néanmoins rembourser.
- On invente de nouvelles charges. Ainsi, pour déposer une plainte à la police, il faut payer sur le champ 150 euros. La victime doit sortir son porte-monnaie si elle veut que sa plainte soit prise en compte. Dans le même temps, les policiers sont obligés de se cotiser pour faire le plein de leurs voitures de patrouille.
- Un nouvel impôt foncier, associé à la facture d’électricité, a été créé. S’il n’est pas payé, l’électricité du foyer est coupée.
- Cela fait plusieurs mois que les écoles publiques ne reçoivent plus de manuel scolaire. L’Etat ayant accumulé d’énormes dettes auprès des maisons d’édition, les livraisons ne sont plus effectuées. Les élèves reçoivent désormais des CD et leurs parents doivent acheter des ordinateurs pour leur permettre de suivre les cours. On ignore complètement comment les écoles – surtout celles du Nord – vont régler leurs dépenses de chauffage.
Où est passé l'argent des dernières décennies ?
- Toutes les universités sont de fait paralysées jusqu’à la fin de l’année. Bon nombre d’étudiants ne peuvent ni déposer leurs mémoires ni passer leurs examens.
- Le pays se prépare à une vague d’émigration massive et l’on voit apparaître des cabinets de conseil sur la question. Les jeunes ne se voient plus aucun avenir en Grèce. Le taux de chômage atteint 40 % chez les jeunes diplômés et 30 % chez les jeunes en général. Ceux qui travaillent le font pour un salaire de misère et en partie au noir (sans sécurité sociale) : 35 euros pour dix heures de travail par jour dans la restauration. Les heures supplémentaires s’accumulent sans être payées. Résultat : il ne reste plus rien pour les investissements d’avenir comme l’éducation. Le gouvernement grec ne reçoit plus un sou d’impôt.
- Les réductions massives d’effectif dans la fonction publique sont faites de manière antisociale. On s’est essentiellement débarrassé de personnes quelques mois avant qu’elles n’atteignent leur quota pour la retraite, afin de ne leur verser que 60 % d’une pension normale.
La question est sur toutes les lèvres : où est passé l’argent des dernières décennies ? De toute évidence, pas dans les poches des citoyens. Les Grecs n’ont rien contre l’épargne, ils n’en peuvent tout simplement plus. Ceux qui travaillent se tuent à la tâche (cumul de deux, trois, quatre emplois).
Tous les acquis sociaux des dernières décennies sur la protection des travailleurs ont été pulvérisés. L’exploitation a désormais le champ libre ; dans les petites entreprises, c’est généralement une question de survie.
Quand on sait que les responsables grecs ont dîné avec les représentants de la troïka [Commission européenne, BCE et FMI] pour 300 euros par personne, on ne peut que se demander quand la situation finira par exploser.
La situation en Grèce devrait alerter la vieille Europe. Aucun parti prônant une raisonable orthodoxie budgétaire n’aurait été en mesure d’appliquer son programme : il n’aurait jamais été élu. Il faut s’attaquer à la dette tant qu’elle est encore relativement sous contrôle et avant qu’elle ne s’apparente à un génocide financier.
Presseurop du 22 septembre 2011
http://www.leuroleptique.com/article-on-va-droit-au-genocide-financier-84953607.html